
Départ vendredi 25 février à destination de Mumbaï anciennement Bombay
Je dis au revoir à Paris et au froid.
Petite escale à Koweït City dans la tranquillité alors qu'une guerre a lieu à quelques km, en Irak. Dans la salle d'embarquement, des indiennes en sarees et les princes du pétrole accompagnés de leur femme sans visage attendent patiemment le vol pour l'Inde.
Quelques heures après un bollywood dans l’avion pour se mettre dans le bain, j'arrive à Mumbaï dans l'impatience de découvrir cette ville et l'approche de l'Inde.
Il est 6h du mat, il fait déjà 25 degrés, et je suis un peu perdu dans l'aéroport. Je sympathise avec des indiens de Goa et nous partageons la course d'un taxi pour nous rendre à la porte de l’Inde. Nous comparons les us et coutumes entre les indiens et les occidentaux, ils sont ébahis de mon athéisme aux divinités religieuses. Alors que le soleil se lève et balaye l'obscurité de la ville, je réalise soudain être dans un autre monde, le dépaysement est radical.
La foule sort de chaque coin des rues, la misère parcourt tous les trottoirs avec ses toxicos, des odeurs d'épices se mêlent avec celles de la pollution et le klaxon est incessant même sans embouteillage. Heureusement que d'autres natures m'émerveillent; les édifices sont impressionnants, les femmes colorent les rues agitées, et beaucoup de scènes de vie quotidienne changent mes habitudes.
Bienvenue en Inde, premier jour
D’abord, je pose mon sac dans un hôtel délabré, je comprends l'utilité du petit et du gros broc dans les toilettes (archi crades) qui font aussi office de douche, arg. Je fais un petite virée dans le coin pour une première approche, l’excitation de comprendre un peu l'Inde enlève la fatigue de l’avion.
Ce soir, j'essaye de trouver un pub pour suivre le tournoi des six nations mais sans succès. Ici, c'est le cricket qu'on suit sur les écrans. C’est pas grave ! D’ailleurs depuis le film Lagaan, je commence à apprécier ce sport.
Le lendemain sera consacré à la découverte de la ville et de la gastronomie indienne. Premièrement, je change d'hôtel miteux pour me loger ailleurs, le suivant a la même prestation mais cette fois j'ai droit à une fenêtre. Dehors, je goûte des plats épicés qui me mettent une bonne claque à chaque bouchée, je souffre, je transpire, l'eau ne fait rien, ni le chapati, les papilles gustatives voyagent aussi. Je m'aventure dans une gare bondée pour réserver un billet de train pour la prochaine étape, mais je suis complètement déboussolé, c'est l'anarchie totale, je ne comprends rien, j'abandonne, quitter la ville va être difficile. Dans l'après midi, un jeune indien me fait une visite guidée de Bombay sans bakchich, plutôt sympa, et me raconte péniblement son enfance pendant la guerre au Cachemire. En fin de journée, j'assiste à un accident de moto sous mes yeux, en 2 secondes, 500 personnes étaient autour de l'évènement mais aucun ne porte secours à un gamin renversé par la bécane. Faire très attention quand on traverse.
La 3ème journée est plus constructive, visite d'un marché local, du musée Gandhi, et balade dans un parc niché en dehors du tapage. Vient l’incontournable, je vais au ciné voir un bollywood de 3h dans une grande salle (comme le Rex). Le film n'est pas terrible mais il y a une bonne ambiance, ça rigole, ça chante, ça hurle surtout quand les actrices apparaissent à l'écran, forcément elles sont vraiment belles. Ce soir, je suis en forme, je vais goûter à la bière indienne....dans le coin.
Au bout de trois jours, les rabatteurs me connaissent et me laissent tranquille, ça libère un peu en rentrant à l'hôtel. Avant de me coucher, en bas de ma fenêtre, une petite famille comme partout dans Bombay dormirons dehors; une grand mère, sa petite fille, un bébé et un chimpanzé squattent un petit mètre carré de trottoir près d'un café touristique, le choc est dur. Qu'est-ce que je peux faire?
La misère est partout et pourtant je la trouve esthétique dans un sens, elle est une image de l'Inde, ces gens dégagent beaucoup d'émotions et de courages.
Mardi, dernier tour à Bombay, la visite des studios bollywood est beaucoup trop chère, tant pis. Je parcours une dernière fois la ville, elle me fatigue vite, j'en ai marre, pollution, chaleur, bruit m'épuisent, et puis je craque de la bouffe épicée, donc au déjeuner je dévore un cheese burger avec des frites, mais pas chez mcdo.
Ce soir train couchette pour Aurangabad, après l'obtention victorieuse d'un billet. Un monde fou attend, dort ou mange sur le sol de la gare. Hallucinant et fascinant.
Vivement la suite.
Hébergement
Carlton Hotel
Resto
Dans Colaba
A voir
Gateway of India
Gare ferroviaire CST
Musée Gandhi et à côté Hanging Garden
Un bollywood le dimanche (reservez)
La Marina Drive le soir
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